Il existe un certain nombre de testaments différents. Olographes, authentiques, ou encore mystiques, ils possèdent tous des avantages et des inconvénients, et vous permettent de transmettre vos biens comme vous le souhaitez après votre décès. Mais dans le cas de situation particulière, par exemple si vous habitez à l’étranger, ou si c’est le cas pour vos héritiers, il est possible de mettre en place un testament international. Moi, Frédéric Ducourau, vous propose un tour d’horizon de ce testament méconnu.

Le testament international : le paradoxe d’un document utile, mais contraignant

Contrairement au testament olographe, le plus utilisé par les Français, le testament international est très rarement utilisé, en raison de son prix, de sa complexité, mais également du fait qu’il n’est nécessaire que dans certaines situations très précises.

Celui-ci prend la forme d’un testament mystique simplifié. Il doit bien sûr être daté et signé par le testateur, puis être inscrit au fichier central des dispositions des dernières volontés (aussi nommé le FCDDV) des notaires de France. Un exemplaire doit être conservé par le testateur, et un second par le notaire. Contrairement au testament olographe, le testament international ne doit pas forcément être écrit de la main du testateur de façon manuscrite et peut être écrit dans n’importe quelle langue. Attention aux formulations utilisées, qui restent primordiales, même dans le cas de l’utilisation d’une langue étrangère. Il doit également être présenté devant des témoins (qui ne doivent pas être directement concernés par le testament) et des « personnes habilitées » pour être valable. En France ces personnes sont les notaires, mais à l’étranger il est nécessaire de se renseigner en amont pour savoir à qui s’adresser.

Peu utilisé, car relativement coûteux et contraignant, ce testament gagne à se développer dans les années à venir, notamment au travers du développement de la mobilité internationale.

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